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Lexique
Les mots de la banque
Comprenez-vous votre banquier ? Certains sont passés dans le langage courant, pourtant le vocabulaire bancaire reste très technique.
• Amortissement
Il s’agit en fait du remboursement, en une ou plusieurs fois, d’un emprunt. Selon le type d’emprunt, il peut être étalé dans le temps ou effectué en une seule fois en fin de contrat.
• Bilan
Le bilan est un décompte comptable qui reprend les actifs (ce que la société possède) et les passifs (ce que la société doit), et ce à une date donnée (souvent en fin d'année), ainsi que les gains ou les pertes depuis le bilan précédent. Les actifs du bilan donnent des informations sur l'utilisation des fonds effectués par la société. Les passifs du bilan donnent le détail des sources de financement, les emprunts ou les avances, ainsi que la composition des fonds propres.
• Compte à vue
Le compte à vue (appelé aussi compte courant) est presque toujours à la base de votre relation avec la banque. C'est généralement sur ce compte que viennent s'enregistrer vos ressources et vos dépenses quotidiennes. Il fonctionne avec des moyens de paiement et selon des modalités qui sont décrites dans votre convention de compte.
• Compte courant d'associé
Au sein d'une société, les associés peuvent disposer de comptes courants d'associés. Cela signifie qu'ils ont fait un dépôt d'argent dans les comptes de la société, sans pour autant l'investir dans le capital. Le compte courant peut donc être retiré si l'associé le souhaite.
• Conditions générales
Chaque banque rédige les conditions générales des comptes professionnels à sa manière, cependant certaines informations y apparaissent le plus souvent :
- modalités d'ouverture et de clôture de votre compte
- liste des produits et services dont vous bénéficiez ou pouvez bénéficier dans le cadre de votre compte professionnel.
- obligations qui vous incombent (par exemple celle de signaler tout changement d'adresse) ou celles qui incombent à votre banquier (par exemple le secret bancaire)
- règles relatives aux procurations, aux interdictions bancaires ou au décès du titulaire
- modalités d'obtention, de fonctionnement et de retrait des moyens de paiement, avec un renvoi, s'il y a lieu, à une convention particulière. C'est souvent le cas, par exemple, pour la bancaire.
- procédures applicables en cas d'incident de fonctionnement sur votre compte ou dans l'usage de vos moyens de paiement.
- conséquences d'une position débitrice non autorisée ou au-delà de l'autorisation si la banque a été amenée à vous consentir des découverts passagers.
• Convention de compte courant
Il s'agit d'un contrat écrit entre une banque et une personne physique (entrepreneur individuel) ou une société (personne morale). Cette convention précise les conditions dans lesquelles fonctionne ce compte professionnel, ainsi que les droits et obligations de chacune des deux parties.
• Créance
Droit qui permet à une personne (le créancier) d’exiger d’une autre personne (le débiteur) le paiement d’une somme d’argent.
• Effet de commerce
Voir Traite et Lettre de change.
• Fonds de roulement
Dans le bilan d'une entreprise, le fonds de roulement est l'excédent des ressources stables (capital + réserves + provisions + dettes à moyen et long terme) sur les immobilisations.
• Fonds propres
Capitaux dont dispose une entreprise, autres que ceux qu’elle a empruntés. Les fonds propres sont constitués du capital social, des réserves (résultat non distribué) et, bien souvent, du compte courant d’associé.
• Frais
Montant prélevé par l’établissement de crédit au titre de la rémunération d’une opération ou d’un service. Les frais s’ajoutent aux éventuels intérêts.
• Garantie
Une garantie est un engagement donné ou reçu, pour assurer le paiement d’une dette ou créance. On distingue les garanties personnelles (ex : cautionnement) et les garanties réelles (ex : hypothèque).
La garantie personnelle engage le patrimoine personnel de celui qui a accepté de régler la dette du débiteur en cas de défaillance.
La garantie réelle engage un bien déterminé sur lequel le créancier pourra se faire payer en cas de défaillance de son débiteur (ex : gage ou hypothèque sur un bien immobilier).
• Lettre de change
Une lettre de change (appelée aussi traite) est un engagement écrit de payer à une autre personne ou société (le tireur), une somme déterminée, à une date prédéterminée. Celui qui s'engage par écrit à payer la somme s'appelle le tiré.
• Taux effectif global TEG
Taux d’intérêts qui intègre l’ensemble des frais liés à un crédit (frais de dossier, de garantie, etc.) et qui ne doit pas dépasser le taux de l’usure. A ne pas confondre avec le taux nominal.
• Taux nominal
Taux de base qui sert au calcul des intérêts pour un prêt ou un placement. D’autres éléments (assurance, frais de dossier, etc.) s’ajoute au taux nominal pour obtenir le TEG.
• Taux de l’usure
Taux d’intérêt maximum qu’un prêteur a le droit de pratiquer. Ce taux est défini par la loi et fixé trimestriellement par la Banque de France. Il est publié au Journal Officiel.
• Traite
Une traite, aussi appelé lettre de change, est un document écrit (un effet de commerce) sur lequel une personne, appelée le tireur (le fournisseur), donne à son débiteur, appelé le tiré (le client), l'ordre de lui payer une somme d'argent déterminée, à une date déterminée (l'échéance).
C'est donc le fournisseur, qui remplit cette lettre de change, et l'adresse pour acceptation au client redevable, accompagné de la facture à payer. Au retour, le fournisseur dépose cette lettre de change à la banque pour encaissement à l'échéance. A défaut de précision de date d'échéance, la lettre de change est considérée payable " à vue ".
• Traite à vue
Une traite à vue est une traite qui est exigible dès sa présentation à la partie qui est obligée de payer, contrairement à la traite dite à terme, qui se présentera à une date future et prévue à l'avance.
Source : www.lesclesdelabanque.com , un service indépendant de toute enseigne, mis à la disposition du public par la Fédération Bancaire Française.
Les avances à court terme
• Facilité de caisse
Crédit qui peut vous être accordé par votre banque pour faire face à vos difficultés de trésorerie passagères.
• Découvert autorisé
Le découvert est la position d’un compte de dépôt lorsque son solde est négatif. Cette situation peut avoir été contractualisée (autorisation de découvert) préalablement par le banquier.
• Affacturage
L’affacturage ou « factoring » consiste à confier à un tiers le recouvrement du paiement des factures (créances) émises par l’entreprise. Ainsi, l’entreprise récupère immédiatement de la trésorerie, à charge pour l’organisme tiers d’assurer le recouvrement des créances.
• Escompte
L’escompte est une forme de crédit à court terme par laquelle un banquier avance à une entreprise la valeur d’une traite (montant diminué des intérêts et des commissions) avant son échéance. A l’échéance, si le débiteur ne paye pas la banque, celle-ci se retournera contre l’entreprise. |
Fonds de roulement et besoin en fonds de roulement
• Le fonds de roulement est l'excédent des ressources stables (capital + réserves + provisions + dettes à moyen et long terme) sur les immobilisations.
• Le besoin en fonds de roulement (stocks + créances clients – dettes fournisseurs, fiscales et sociales) correspond à la quantité de capitaux nécessaire pour équilibrer le cycle d'exploitation.
L'entreprise a besoin de ressources financières entre le moment où le cycle d'exploitation démarre (achats de matières premières, salaires à avancer, électricité, téléphone, assurances, frais de déplacement, etc.), et le moment où le cycle se termine avec l'encaissement de la vente. Pendant ce laps de temps, l'entreprise doit disposer des capitaux nécessaires pour autofinancer ce cycle d'exploitation : c'est ce que l'on appelle le besoin en fonds de roulement.
Ce besoin en fonds de roulement doit se financer par le fonds de roulement. La différence (positive ou négative) correspond à la trésorerie (ou à l’insuffisance de trésorerie). L’objectif est de diminuer le besoin en fonds de roulement par une réduction des délais clients, une diminution des stocks ou encore (si possible) un allongement des délais fournisseurs.
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